La masse brillante
de l'unité centrale se dressait devant lui, plus haute que trois
étages, murmurant vaguement à travers l'épaisseur
du métal les rêves inconnus de giga-octets de mémoire
et de milliers de processeurs parallèles.
Alors qu'à travers le monde les rêves de sophistication, de la science touchant à la fiction, l'idée même de la technologie poussée à ses limites les plus vertigineuses, évoquaient des images de capacité de calcul toujours davantage concentrée, d'infinis inverses et presque mutuellement contradictoires de dimension et de puissance, cet ordinateur suggérait le souvenir indistinct (presque instinctif) des dinosaures qui régnaient sur la planète il y a des millions d'années de cela, de leur sourde et inquiétante puissance, de leur force primitive et brutale, et de leur disparition mystérieuse au parfum d'apocalypse. Ce que pouvait être la tâche dévolue à ce monstre, trop grand pour ne pas écraser en infimes millisecondes les plus farouches modèles météorologiques, les animations tridimensionnelles les plus réalistes, trop maladroit semble-t-il pour toucher sans les réduire en poussière aux rôles délicats de traitement de texte ou de courrier électronique, il semblait impossible de le déterminer. Aucun périphérique d'entrée ou de sortie n'était visible et, comme devant un corps mutilé, le spectateur en éprouvait une gêne désagréable.
Confronté à cette vision, Schlomo Cohen, Jr., frissonna. Les démarches, pourtant logiques, qui l'avaient amené dans cet entrepôt désert du quartier des abattoirs de Manhattan lui échappaient soudain: depuis le jour où son condisciple Nathan Bloomenfeld était venu demander son aide pour retrouver un rabbin mystérieux qui envoyait aux revues talmudiques les plus prestigieuses des notes courtes et implacables où ses citations contredisaient les articles de son père, Rabbi Eli Bloomenfeld...
Une voix vint interrompre son festin d'incompréhension, l'interpellant juste derrière lui.
- Qu'en dites-vous, Mr. Cohen? Pas mal, non? Je parie qu'il vous fait penser à un dinosaure. D'ailleurs, je l'appelle Rex. Ou bien Tyro, certains jours.
Schlomo s'était retourné, prêt à répondre à l'aide d'une citation acerbe portant sur l'âge d'Adam, tel que les Sages - que leur mémoire soit une bénédiction - l'ont calculé, mais la surprise arrêta sa langue. Cet intrus acerbe tenait dans une main une canne blanche et dans l'autre un pistolet fermement dirigé vers lui. Une cravate ornée de toucans brillamment colorés servait de point d'orgue à un costume d'une parfaite élégance qui semblait fait pour quelque première d'opéra ou pour l'intimité d'un dandy particulièrement rigoureux.
- Vous êtes surpris, je le vois bien. Mais n'allez pas croire maintenant que ce panache blanc vient annuler la promesse de ce museau noir (d'une main, puis de l'autre, il esquissa un geste agréable pour illustrer ses métaphores.) Si vous commettez un geste inopportun, vous l'apprendriez à vos dépens.
- Nou... A qui ai-je l'honneur? dit Schlomo, nonchalant comme, si sa grand-mère disait vrai, son ancêtre Schlomo Cohen, le mathématicien-détective, l'avait été face au diabolique Pascal Jean de Gyaux dans les caves de ce château en Bourgogne dont il espérait empoisonner les vins.
- Ma foi, voilà qui témoigne d'une excellente éducation, jeune homme. Je vois que les traces du tanin bourguignon qui doivent couler, fut-ce modestement, dans vos veines, ne sont pas sans effets. Comme disait notre grand Rabelais, il n'est oncques sang plus bleu qu'icelui qui coule du pressoir. Je me présente donc: Pierre, Camille, Bonaventure, Thomas du Laurençon de la Tour sans Venin, savant émérite diplômé de la faculté, ancien élève de l'École Normale Supérieure.
- Schlomo Cohen, élève de la Yeshivah Beth'Annaim de Jérusalem.
- Mais citoyen des États-Unis d'Amérique, si je ne me trompe?
- Enfant de l'Upper West Side de Manhattan.
- Exactement. Parfait. Ma foi, ne restons pas ici plantés devant Aboulafia...
- Aboulafia?
- ... oui, ou Rex;
il faudrait que je me décide pour de bon sur un nom de baptême
définitif. Mais bagatelle: franchissons donc cette porte, là-bas,
et soyez assez bon pour suivre ensuite ce couloir vers la gauche jusqu'au
salon. Vous prendrez bien un pastis et un peu de camembert pendant que
je vous explique le plan qui ce soir même étendra sur la terre
entière une domination française absolue et universelle.
Le salon, comme ces temples assyriens démontés pierre par pierre en Mésopotamie et reconstruits sous les voûtes du Metropolitan Museum of Art, était tout entier déplacé du manoir familial de l'hôte qui occupait un fauteuil Louis XV près de la cheminée où craquait un bon feu de bûches de la forêt domaniale, jambes croisées, siégeant ainsi avec l'instinct et la perfection qui relèvent de l'appartenance primordiale de l'homme à sa terre propre, qui appartiennent à la place exclusive où son corps glisse sans effort ni volonté, là où aucun autre ne peut se tenir sans devoir lutter contre un archétype immatériel, ni obtenir sa victoire sans être profondément défait.
La canne et le pistolet
étaient posés non loin de là. L'aveugle découpait
maintenant une miche de pain croustillante et dorée; le fromage
et le vin, apportés quelques instants auparavant par un domestique
en habit, étaient déjà placés sur la table
basse située légèrement à sa gauche, soit à
la droite du fauteuil où se tenait Schlomo, ne sachant que penser.
- Vous voyez que j'ai déjà consenti à quelques efforts pour rendre habitable un petit morceau de votre sempiternel Manhattan, et même les victuailles indispensables dont l'absence témoigne ici de l'aberration qui règne parmi vous ne manquent pas à ma table. Vous souvenez-vous de ce fugitif Cessna que les garde-côtes, flairant une drogue ou une autre, avaient tenté d'intercepter il y a deux mois de cela et qu'on croyait disparu en mer? C'était ma dernière livraison de fromage. Celui-ci que nous allons partager est l'un des ultimes spécimens, mais après ce soir je n'aurai plus besoin de ces subterfuges de brigands; Dieu merci, car le rôle de contrebandier me messied fort et, ne serait-ce que la grandeur de la cause ne tolérerait point que je la mis en danger en procédant au grand jour, j'eusse plutôt tout abandonné que de me comporter comme un vulgaire malfaiteur. Vous n'en goûtez pas? ajouta-t-il en devinant le geste de recul de Schlomo. Permettez-moi de vous le dire en toute franchise, mon petit bonhomme, il va falloir que vous changiez ces espèces de règles absurdes. La France ne sera pas un maître sévère ni un père fouettard pour le Monde, du moment que l'on parle et que l'on mange comme il le faut, mais les caprices de gamin, surtout s'ils sont prétexte à se priver de saucisson pur porc, d'Époisse au Vieux Marc et de gigot à la crème, cela ne fera pas l'affaire. Enfin, pour ce soir, libre à vous, dit-il encore en avalant un bon morceau de pain amplement tartiné de fromage, sans perdre davantage de hauteur aristocratique dans cet acte gaulois que ses ancêtres n'en avaient perdu sur l'échafaud au moment fatidique - je veux dire en cela qu'ils restaient élevés moralement au delà du simple raccourcissement physique.
Il s'essuya les doigts d'un geste guilleret, but une petite gorgée de vin.
- Vous savez que ce n'est pas très crédible? dit Schlomo.
Il haussa les épaules, anéantissant l'accusation.
- Avez-vous lu "20000 lieux sous les mers"? demanda-t-il en guise de réponse.
Schlomo hocha mécaniquement la tête, quoique il n'ait jamais entendu ce titre auparavant.
- Alors le personnage du Capitaine Némo doit vous être familier. J'ai toujours ressenti quelque affinité avec ce sombre vengeur, aux pouvoirs apparemment illimités nés de sa supériorité scientifique et technologique. Je devrais peut-être appeler ma petite machine Némo, finalement. D'une certaine façon, les mêmes désirs me dominent, et comme lui je poursuis seul mon objectif. Car je dois vous le dire d'emblée, de peur que vous ne vous mépreniez: c'est à titre individuel que j'entreprends cette opération, offrant, en quelque sorte, le Monde sur un plateau à mes compatriotes. Le Gouvernement français lui-même ne soupçonne nullement cette bonne fortune qui va lui échoir incessamment ; ils ont même, je le dis sans acrimonie, rejeté précédemment en plusieurs occasions mes offres de services, même lors des plus virulentes offensives parlementaires contre l'impérialisme de la langue anglaise, préférant vitupérer pour leur plus grand ridicule plutôt qu'agir de manière décisive, comme je leur en offrais la possibilité. Mais bah, cela n'est guère important en ce jour.
Il but encore un petit peu de vin, savourant le breuvage nacré avant de s'essuyer posément les lèvres avec un mouchoir de soie.
- Laissez-moi, passant à un sujet plus attirant que ces petites querelles, vous raconter comment j'ai décidé de prendre les choses en main. Je ne suis pas à proprement parler un chauviniste aviné en quête d'une mythique grandeur nationale longtemps perdue. N'allez pas croire que j'ai passé ma vie à défendre l'accent circonflexe. Mon père, le Vicomte, avait déjà décidé il y a longtemps de cela que les affaires du monde et notre prétendue `civilisation' n'étaient que de vastes fumisteries et que notre famille, la seule chose qui comptât pour lui, n'avait rien à gagner à s'en mêler. Il ne pensait pas grand bien des français, et quand aux autres peuples, il les considérait avec la désolation de n'importe quel arachnophobe juvénile qui importune son catéchiste parce qu'il ne parvient pas à se faire à l'idée que le Bon Dieu ait pu créer ces répugnantes créatures. Bien entendu, il n'en faisait pas mystère au moment de nous inculquer les principes moraux rigoureux à la lumière desquels il espérait que nous guiderions notre vie, et jusqu'à un certain point je reste en parfait agrément avec lui. Vous avez quelque chose à dire?
- Nou, dit Schlomo, concernant les araignées, le traité Baba Met'sia, citant Reb Lakich, parlant au nom de Reb Samuel ben Simon, mentionne quatre explications...
- Excusez-moi de vous interrompre, mais cela pourra peut-être attendre? Chaque chose en son temps, et les vaches seront bien gardées, comme on dit à la campagne. N'en prenez pas ombrage, mais maintenant n'est pas le moment de céder à la manie des anecdotes, aussi agréable cela fut-il lorsque les circonstances le permettent.
Schlomo se renfonça dans son fauteuil, tandis qu'il continuait, du même ton calme et élégant.
- J'avais même construit Aboulafia, c'est à dire Némo, dans de toutes autres intentions. Connaissez-vous le fameux argentin, Jorge Luis Borges, et ses contes métaphysiques? Quel dommage. Alors je ne m'appesantirai pas sur ce sujet plus avant (vous voyez que je suis équitable et que je ne laisse pas davantage de liberté à mes propres histoires qu'aux vôtres), de peur que cela ne nous mène trop loin: il n'y a pas de discussion plus prenantes que ses habiles jeux de miroir.
- "Le miroir ne fait pas l'image", a dit Rachi.
- Le nom ne m'est pas inconnu... N'est-ce pas ce fameux vigneron de Troyes ? Un homme sage, indiscutablement. Mais j'en reviens à ma motivation; le plan per se, à dire le vrai, ne fut guère qu'une difficulté secondaire dans cette entreprise.
Il servit de nouveau un fond de vin dans son verre, prenant soin de n'en point verser à côté. Puis il leva les yeux et joignit devant lui les doigts de ses longues mains, avant de reprendre.
- Je ne ferai certes pas l'affront de vous rappeler l'histoire de la tour de Babel. Les hommes, voulant atteindre Dieu, connurent la multiplication des langues et découvrirent l'état honteux de la confusion et de l'incompréhension de leurs semblables. Le temps passant, ils s'en accommodèrent, mais sans jamais désespérer pouvoir quelque jour défaire ce noeud originel. Louable intention, à laquelle je n'aurai qu'à étendre ma bénédiction avant de m'en retourner vers mes livres et mes travaux, s'il ne semblait acquis derechef que le biais choisi pour atteindre cet objectif soit la soumission et l'acceptation universelle de la culture anglo-saxonne et américaine en particulier, comme si pour retrouver grâce aux yeux de Dieu après avoir bâti une tour dressée vers le ciel il fallait creuser une fosse d'immondices descendant jusqu'aux Enfers. Un peu de bon sens, crénom! Mais à voir tout ces merdeux se gaver de "embourgueurs" et singer les accoutrements désastreux de je ne sais quelle émission télévisée directement importée de Californie, à supporter ces politiciens faisant campagne comme n'importe quel cirque, il y avait de quoi s'inquiéter. Je sais bien que la France, hélas, n'est pas que pure verdure et que la chienlit y prospère aussi bien qu'ailleurs, mais au moins jusqu'à présent elle avait le bon goût de blasphémer en français et, si vous me permettez l'expression, quand on devait laver les draps, les traces et les odeurs étaient celles d'un camembert avarié et d'un vin tourné, au moins.
Un frisson le parcourut. Un petit peu de vin, un petit peu de fromage, rétablirent sa morgue et sa confiance.
- Quand à ce nouvel ordre mondial que vos présidents nous dessinent à longueur de temps, il commençait aussi à me chauffer les oreilles. La Terre entière est à feu et à sang, et il faut que le reste meure de faim, littéralement ou figurativement, pour qu'un quarteron de PDG puisse s'ébahir devant les chiffres de la Bourse de Paris, et on vient nous parler de prospérité et de démocratie inégalée. Alors un soir il a bien fallu que ça déborde et je me suis dit, bon sang, nous ne sommes pas des anges et la nature humaine restera toujours ce désastre à peine mitigé qu'elle est maintenant, il y aura probablement autant de mesquineries et de bassesses demain si la terre entière parle français, mais au moins ça rabattra le caquet de certains, et la nourriture sera meilleure. Surtout, ceux d'entre nous qui se fichent du CAC 40 comme de l'adresse du père Noël et espèrent seulement que les invités à leurs funérailles pourront boire un bon vin et manger une bonne terrine en guise de consolation et pas seulement des composés synthétiques et chimiques quelconques, auront une petite chance qu'on les laisse en paix et que cela soit possible.
- Nou, je comprends ces sentiments louables, mais de là à atteindre cet objectif...
- Certes, patience: j'en viens aux moyens de cette fin. Comme je vous l'ai dit précédemment, j'avais déjà Rex, que je pourrais aussi bien appeler Chomsky d'ailleurs, passons, j'avais Chomsky, ou Noam, pourquoi pas, que j'avais construit à mes heures perdues pour d'autres projets, et je me suis dit que puisque ces beaux messieurs et ces intellectuels de pacotille nous assomment de discours sur le nouvel Age de l'Information et de l'Internet, le plus simple serait de faire intervenir mon Némo, ou Chomsky, et je vais vous dire comment.
Il sourit quelques instants, goûta encore de son vin, s'essuya encore les lèvres.
- Mon petit bijou, quel que soit son nom, même s'il faudra que je me décide finalement, à partir de minuit ce soir, va parcourir systématiquement et exhaustivement l'ensemble de ce fameux réseau et traduire en français tout les documents textuels qui s'y trouvent.
Schlomo laissa échapper
un petit cri de stupéfaction. Son hôte se frottait les mains
avec délectation, riant doucement et sans bruit.
- Je me délecte en anticipation à la pensée des âmes incrédules qui s'étrangleront en face de leur écran demain matin. Ce sera, somme toute, un peu Babel revisitée, si ce n'est que les français ne se rendront compte de rien. Cela ne provoquera peut-être pas une paralysie complète, mais je suis sûr que le nombre de stupidités et d'actes insensés qui seront commis après ce petit nettoyage diminuera avec une ampleur inégalée. Si Pierre Desproges nous regarde de là-haut, il n'en reconnaîtra pas sa bêtise humaine.
La pensée sembla l'arrêter quelques instants sur un sourire étrange.
- Cela étant fait, les choses seront beaucoup plus faciles. Et puis si les autres gouvernements ne se soumettent pas, j'ai une autre arme secrète. Un petit frère de... peut- être que je pourrai les appeler Jacques tout les deux... un frère tout à fait semblable donc, me fournira des indications me permettant à volonté de faire battre juste ce qu'il faut les ailes à l'un des papillons de ma collection pour provoquer catastrophes naturelles, raz-de-marée, cyclones et tempêtes du même acabit là où je le désirerai. C'est une brillante idée, à laquelle j'avoue que je n'aurais peut-être pas pensé moi-même si je n'avais pas lu quelque chose de tout à fait semblable dans une histoire écrite par un de mes amis. Mais je crois que l'heure est pratiquement venue....
De la main droite il fit basculer le verre de sa montre, et ses doigts vinrent comme planer un instant, vifs et souples, au-dessus de la surface où tournaient les aiguilles.
- Exactement, dans un quart d'heure, il sera temps. Il est tout de même dommage que je ne trouve pas un nom pour mon cher ordinateur, en ce moment entre tous. Saperlipopette. Vous n'auriez pas une suggestion par hasard ?
Le coeur de Schlomo se mit soudain à battre plus vite. Depuis presque dix minutes, depuis que le plan lui avait été dévoilé et que dans le ton, l'allure de l'aveugle, il avait compris qu'il ne s'agissait pas d'une plaisanterie, son esprit avait cherché désespérément une solution, un moyen d'arrêter ce projet diabolique. Il se sentait perdu, et voilà que l'hôte rusé lui fournissait soudain une solution de son propre chef. Certes, il avait une suggestion! Les noms, comment l'ignorait-il, étaient la fabrique même de son existence, la base de la Kabbale issue des sages, ainsi qu'Il l'avait voulu, Celui qui parla et la Terre fut... Il pourrait proposer dix noms, le moindre desquels, si l'ordinateur inerte en recevait le baptême, le ferait disparaître, poussière redevenue néant, être inanimée retourné à la terre. L'émotion était si grande que pour se contrôler et se calmer il prit sans réfléchir le verre de vin à côté de lui et en but une grande gorgée. Et il vit que cela n'était pas si mauvais, au contraire. Il parla alors.
- Nou, certes, peut-être que je peux vous aider. Que dites-vous de...
Il avait saisit machinalement,
dans l'enthousiasme de sa victoire proche, une tartine rehaussée
d'un centimètre de Reblochon dégoulinant. L'odeur l'arrêta
un instant. Il leva les sourcils. Est-ce que cela ne vaudrait pas la peine
d'essayer finalement? Le vin était délicieux, et cette odeur
n'était pas désagréable. Après tout, pourquoi
pas? Il en avala une bouchée tatônnante...
Le nom qu'il offrit finalement à Pierre du Laurençon de la Tour sans Venin était l'une des désignation d'un ange bénéficiel dans les écrits d'Isaac Luria.